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Mémoires de Saint-Romain

Le nom de Saint Romain semble provenir de son saint patron et, de l’abondance des toits de chaume qui couvraient les maisons d’autrefois.

La Préhistoire

Cette période est très mal connue, mais on peut associer l’histoire de Saint Romain à celle de la région et, plus particulièrement à travers le Velay. Des hommes venus du Sud s’établirent aux « Brulades » à proximité des Estables, dans le massif du Mésenc.

L’activité principale de ces hommes consistait à chasser, à pratiquer l’élevage et, enfin l’agriculture. Ces peuplades semblaient très civilisées étant donné que l’on retrouve des traces de constructions ; de plus, le site du Puy était très vénéré car ces hommes croyaient avec ferveur en leur religion. Quant au relief, il se compose d’anciennes montagnes érodées où, parfois se mêle des roches volcaniques. C’est le temps du Néandertal et du Paléolitique, la lutte entre l’homme et la nature est terrible ; il faut vaincre pour survivre.

De la Gaulle à Rome

Souvent, on a entendu : « Nos ancêtres les Gaullois », cette expression est sans aucun doute le reflet d’une civilisation, d’une culture et d’une manière de penser.

Cependant, notre région ne fut que très peu marquée par leur passage, si ce n’est que quelques tribus répandues par monts et forêts. Quant à la ville du Puy, elle était déjà un lieu vénéré car on y reconnaît la présence d’un dolmen et d’une source sacrée. Plus tard, les Grecs mais surtout les romains s’installèrent dans notre contrée, contribuant ainsi au développement du commerce et, plus particulièrement par la création de la fameuse « route du vin » qui, reliait la vallée du Rhône aux ports d’Aurec sur Loire et de Bas en Basset, en passant par Saint Romain et le Tracol. Mais, cette période fut bien vite oubliée. Une époque bien trouble

La vie traditionnelle est bouleversée, en raison de l’invasion des barbares venus du Nord ou du Sud (les Vikings par exemple ou les Sarasins). Cette période est définie par un important caractère d’instabilité car, les limites territoriales et la composition des peuples demeure encore à un stade précaire. Saint Romain était alors qu’un petit hameau ne comportant que très peu de fermes. La majeur partie de sa superficie se composait que de forêts et de verts pâturages.

L’approche de la féodalité

A l’origine Saint Romain était une co-seigneurie, il dépendait en partie du château de Dunières. Le nom de Saint Romain semble provenir de son saint patron et, de l’abondance des toits de chaume. De part sa situation géographique, Saint Romain connut un essor grâce à la circulation terrestre ; on relève au temps des croisades (1096 à 1291), les traces du passage des templiers (prêtres soldats), notre village était certainement une étape de leur long voyage. (Il reste de nos jours quelques symboles significatifs sur certaines maisons). L’époque féodale est marquée par la construction du château, celui-ci n’occupant pas une position stratégique importante était plutôt une maison forte. (Il reste encore aujourd’hui une vieille tour d’enceinte). Cette construction fut par la suite modifiée.

De grandes familles séjournèrent à Saint Romain

Famille Les LORATO (ce n’était qu’un surnom en réalité) : HUGON, outre Saint Romain, semblait posséder certaines redevances dans le mandatement du Château-bas de Dunières, les tenant en fief de Briand de RETOURTOUR, seigneur et maître de ce château. Fontigon paraît tirer son nom (fontaine de Hugon) du dernier descendant de cette lignée Hugues le Râton.

Famille de CURNIEU : Hugues le Râton avait établi comme héritier universel Artaud de CURNIEU. Cette famille avait de plus des possessions à Jonzieux, Feugerolles, Sainte Agathes, Labessey. Artaud de CURNIEU, surnommé « Rogayros » ou « Bergeyron » vendit à André de Mézères pour 300 florins (unité monétaire avec une fleur de Lis), les redevances dans le mandement du Château-Bas de Dunières, puis il testa en faveur de sa nièce Aymarde de Curnieu, fille de Bernard, qui épousa en 1360 Jean du Peloux. Le petit-fils de Jean vint s’installer à Saint Romain.

Famille du VERNET alias « de La Garde » : Propriétaire du domaine de La Garde, deuxième seigneurie de Saint Romain, Jeanne de Crémeaux, veuve de Pierre du Vernet, vendit son domaine à Jean du Peloux en 1569 (à noter que cette seigneurie s’étendait jusqu’à Lichemialle ). Celui-ci devenait avec sa femme le maître des seigneuries de Saint-Romain. Un inventaire datant du 31 octobre 1569 permit de constater l’ensemble des biens acquis par Jean du Peloux, en présence du Vicomte de Joyeuse, seigneur de Saint-Didier.

Famille du Peloux : cette famille est originaire du Vivarais, elle s’installe à Saint-Romain en 1360 et, depuis 650 ans, elle y demeure encore. La vie quotidienne dans la commune se déroule d’une façon ordinaire mais, parfois certaines épidémies déciment la population. De plus, les guerres de religions très importantes dans le Velay provoquent un profond sentiment d’insécurité. Cependant, non loin de Saint-Romain ; sur la comme de Saint-Pal-de-Mons au lieu dit « Suc de Mons » des batailles meurtrières ont eu lieu, le château qui était principalement une foreteresse, plutot qu’une résidence fut assiégé par les hérétiques.

Quant à Saint-Romain, les habitants étaient soumis à de sévères restrictions et reconnaissaient être taillable aux quatres cas. L’hygiène et la santé étaient inexistants où presque, on faisait sa toilette lorsque « l’on en avait le temps ». Dans le domaine économique les années de mauvaises récoltes étaient appelées « années de vaches maigres » et au contraire, les années de bonnes récoltes « années de vaches grasses ». Sous une forme imagée, ces deux appellations nous donnent une vue synoptique de l’époque ainsi que de la caractérisation instable d’une agriculture en jachère. La vie religieuse est marquée par la construction de l’église dont la date exacte demeure incertaine. Cependant, on peut lire sur une pierre la date de 1527 ; il est possible que ce soit une étape dans sa rénovation. Il est signalé la visite pastorale en 1627 de Monseigneur Just de Serres à Saint-Romain. Plusieurs réformes furent mises en place, en particulier sur la consécration de l’hôtel et sur le comportement des éccléasiastiques. Le cimetière se trouvait autour de l’église et, les nobles étaient inhumés à l’intérieur même de l’église.

Jusqu’au siècle des Lumières

Nous sommes de l’ére des grandes découvertes, cette période marqua profondément la vie des habitants de la terre, pour ne citer que quelques exemples la découverte des continents inconnus, ou encore des moyens technologiques plus performants. En ce qui concerne Saint-Romain, la population composée essentiellement par des cultivateurs comportait également des hommes de loi tels que des notaires. Les grandes corporations artisanales étaient présentes puisque l’on pouvait trouver des tisserands, un maréchal ferrand et encore bien d’autres activitées. Puis, peu à peu l’école fît son apparition et, les Sans Roumis furent de plus en plus nombreux à la fréquenter. Cependant, les présences aux cours étaient très irrégulières du fait que les enfants devaient assister leurs parents dans leurs travaux quotidiens. A Saint-Romain, il existait une organisation de bienfaisance, elle était chargée de venir en aide aux nécessiteux de la commune et de gérer les biens du clergé. D’ailleurs la perception de la dîme était parfois la source de conflits et, c’est ainsi que les habitants du village de Bessous refusaient de payer leur impôts en évoquant l’infertilité du sol. Pour rester dans le domaine de l’imposition, il faut également savoir que les habitants de Saint-Romain étaient sujet à dautres taxes : la taille et la capitation. La première est un impot d’état et, le second un impot versé suivant la classe sociale à laquelle on appartient. La façon de vivre à travers Saint-Romain n’est que très peu marquée par l’évolution générale du pays, et plus particulièrement l’instabilité politique et religieuse, des grands mouvements de réforme qui remettent en question l’organisation du pays et le pouvoir détenue par la monarchie. Le mécontentement général est marqué jusque dans la littérature où de très nombreux écrivains sont soumis à une censure rigoureuse.

La révolution française

La révolution a provoqué un changement complet du régime politique et municipal du pays. Le Conseil Municipal de Saint-Romain n’hésitait pas alors à commenter les décisions prises par l’assemblée nationale ou par le directoire. Pour nous replacer dans le contexte historique, il faut savoir que le Gouvernement doit lutter sur plusieurs fronts. Tout d’abord, contre les opposants au nouveau régime politique, mais également, contre l’armée prussienne (Allemande) qui soutient la Monarchie. L’avance ennemie est stopée à Valmy, le 20 septembre 1792, ce qui permet au gouvernement de s’organiser. Sur le plan cantonal, Saint-Didier ou plus Montfranc devient le directoire local. A cette époque, les noms des villes qui se rapportent à des références religieuses sont transformées. Ce fut le cas de Saint-Etienne qui devient Armeville (en raison de la Manufacture Royale d’Armes), de même Sainte-Sigolène devient Sigolène-Les-Bois, Saint-Victor-Malescours devient Victor Malescours et Saint-Romain, Romain-La-Chalm.

Toutes pratique religieuse était considérée comme du fanatisme et devait donc être interdite. C’est ainsi que le curé de la paroisse fût dans l’obligation de fermer l’église et de se cacher. Mais, les messes étaient dites clandestinement.

Une chronique de l’époque nous révèle que les habitants étaient tenus de remettre les cloches de leur commune au Directoire, afin que ces cloches soient fondues, pour en faire des pièces de canons. Une vive opposition du Conseil Municipal et des citoyens permit, cependant, à Saint-Romain de garder ses cloches.

La famille du Peloux, qui représentait la noblesse de notre commune, eut à subir certaines contraintes. Dans un ouvrage historique de l’abbé Arsac, celui-ci rappelle qu’une Madame du Peloux a retracé, dans un journal intime, les évènements vécus par sa famille lors de cette période révolutionnaire. C’est ainsi que le 12 Brumaire 1793, les officiers municipaux ont brûlé les titres de noblesse de la famille du Peloux. Une bande de cinquante à soixante hommes armés, selon les dires de Madame du Peloux, ont procédé à l’arrestation de son époux, Louis du Peloux, en vue de le faire comparâitre et juger devant le Tribunal révolutionnaires à Paris. Mais, très vite, la chute de Robespierre permettait à celuis-ci de retrouver sa famille à Saint-Romain. Toute la période révolutionnaire a été marquée pour l’ensemble du pays par des mesures contradictoires et parfois différentes. Il n’existait pas un seul mouvement qui ne pouvait être remise en cause ; chaque décision pouvait être considérée comme hostile à la révolution et donc dangereuse. La fin de cette période trouble marque par un retour à une situation stable, et, le clergé se réinstalle dans les églises.

C’est, en effet, à Saint-Didier que siègeait le Comité révolutionnaire local dont le registre des délibérations est conservé aux Archives Départementales de la Haute-Loire (Document L 678). Les extraits que vous trouverez ci-après ont été pris sur la période du 3 pluviôse au 2e sans-culottide de l’An II (soit, dans notre calendrier traditionnel, l’année 1794, dans la période de la Terreur). Ils vous sont retransmis tels quels, sans aucune rectification : orthographe, tournure de phrases et style général ne manquent pas de charme ! (les titres sont de notre rédaction).

NOTRE PERE-CURE ETAIT UN BON CITOYEN

N°45 – Séance du premier ventôse (19 février 1794)

« …Le même jour, avons visé le certifficat de civisme du citoyen Lage, curé dudit St Romain, qui a subi les mêmes formes que les autres cy-dessus, et les témoins qui signent avec nous sont les cy-après dénommés, savoir : Jean Eyraud, Claude Escoffier, Jean-Claude Peyrard, Jean Colombier et Pierre Renaud, Pierre Dupin, tous de ladite commune dudit St Romain Lachalm ».

UNE DELICATE HISTOIRE DE TABAC A ST ROMAIN…

N° 88 – Séance permanente du 27 germinal (16 avril 1794)

« De plus, le comité a reçue une déclaration du citoyen BRUYERONau sujet du tabac qu’il dit être chez le citoyen Peyrard de Bonnevial. Le Comité a délibéré de suitte que deux commissaires du Comité s’y transporeront de suitte pour voir si c’est un accapareur, accompagné de deux gendarmes, et prendront un membre de ladite commune pour être présent à ladite recherche ».

N° 89 – Séance permanente du 28 germinal (17 avril 1794)

« Le Comitté, après avoir reçu la réponse de ses deux commissaires envoyés près le citoyen Peyrard de Bonnevialle, accompagnés de deux gens d’armes, qui avoient été désignés la veille pour découvrir si la déclaration que le citoyen Bruyeron nous avoit faite la veille, relativement audit Peyrard de la paroisse de St Romain Lachalm, seroit véridique, d’après le rapport fait par nos susdits commissaires, il en est résulté que ladite déclaration c’est trouvée fausse, c’est-à-dire que le tabac qui s’y est trouvé n’étoit qu’en dépôt chez luy, qu’il l’avoit laissé provisoirement, faute de bouviers pour le transporter à Montfranc (=St Didier).* Ainsi procès-verbal a été fait à cet égard par lesdits commissaires qui, après avoir reconnu que ledit tabac appartenoit vrayement à ce dernier, le Comitté a donné ordre audit Petit de lever l’apposition des scellés qui avoient été apposés sur les barils de tabac à lui appartenant, qui a signé avec les commissaires sur le procès-verbal fait par ses derniers au lieu de Chazotte, lieu ou ladite marchandise c’est trouvée. * Les citoyens Chaillout et Chaze, commissaires, étant allés à St Romain, ont pris le maire qui c’est transporté avec eux audit lieu de Bonnevialle, qui a aussi signé avec eux ».

DES PRETRES REFRACTAIRES A CHAMBAUD ?

N° 161 – Séance permanente du 17 Messidor (5 juillet 1794)

« …Dans le courant de la séance, le citoyen Reynaud, maire de la commune de St Romain c’est présenté au Comité et a dit qu’il venoit nous donner quelques renseignements sur des prêtres réfractaires qu’il croyait y avoir dans sa commune, dans un village appelé Chambaud, qu’en conséquence il nous en faisoit sa déclaration, pour agir de concert avec luy sur les démarches à faire. Considérant que l’on ne sauroit trop prendre de précautions pour une expédition aussi délicate, il a été délibéré que deux membres s’y transporteraient avec un piquet de garde nationale dans la nuit, afin de s’assurer de ses monstres qui souillent encore le sol de la terre de liberté et l’inffectent par leurs poisons mensongers et trompeurs. Les deux membres et le piquet partiront à nuit clause ». ROBESPIERRE EST GUILLOTINE LE 10 THERMIDOR (28 juillet 1794) ST DIDIER APPREND LA NOUVELLE 6 JOURS APRES…

N° 187 – Séance permanente du 16 thermidor (3 août 1794)

Après avoir fait lecture du procès-verbal de la dernière, l’agent national du district s’est présenté et à dit qu’il venoit nous demander à répondre aux questions qu’il nous étoit demandés par le Comité de Salut Public, auquel en étoit chargé et sous sa responsabilité pour son exécution, relative à la conduitte de la municipalité depuis la Révolution, si elle n’est point inffluencée et l’esprit de chaque membre en particulier, si le bulletin des loix nous parvenoit, si la maison de réclusion est tranquille, s’il existoit des malveillans, si les journaux que les particuliers reçoivent dans cette commune sont dans la bonne opinion, et luy en exhiber, s’il y a des cy-devant nobles dans ce pays, leur conduite, enfin, si la Société populaire est à la hautheur des circonstances.

Considérant que, vu les questions qu’il nous étoit exigé par l’agent national en vertu de l’arrêtté du Comité de Salut Public, il a été délibéré que, comme la chose méritoit d’être examinée avec toutte la justice et l’intégrité qui convient à des républicains, l’affaire seroit ajournée à la prochaine séance. Le susdit agent national nous ayant demandé le nombre des détenus qui se trouvent à la maison de réclusion, avec leurs noms, surnoms, professions et leur âge, et comme nous ne pouvions le trouver que sur le registre du concierge, il a été nommé à cet effet deux commissaires, pris dans notre sein, aux fins de faire le dénombrement de tous.

Dans le courand de la séance, ayant appris par les papiers publics, et notamment par l’agent national du district, qu’une conspiration dirigée contre la Convention nationale venoit d’être découverte au moment de son exécution, en conséquence, en conséquence il a expédié un gens d’arme à Commune d’Armes (= St-Etienne) pour s’assurer du fait et, aussitôt le retour du gens d’arme, il c’est hatté de rallier les authorités constituées en société populaire pour leur communiquer la réponse qu’il venoit de recevoir. Et, à l’instant, la société populaire a été convoquée et de suitte, le peuple s’étant rendus au lieu ordinaire des séances, il nous a fait lecture de la nouvelle officielle qu’il avoit reçu.

Là, nous avons entenddu avec indignation les noms des scellérats qui avoient voulu conspirer contre le gouvernement actuel de la République et s’emparer du pouvoir de l’authorité nationale en faisant égorger la Convention nationale par tous les sattelites de la force armée et de la commune rebelle de Paris. Qui l’aurait crut que (le traitre – biffé) Robespierre en fut été l’âme et qui eut voulu s’emparer de tous les pouvoirs pour vouloir régner luy même en tyran, et nous forger des chaines plus fortes encore que celles de tous les despotes que nous venions de rompre !

Oüy, c’est les scellerats Robespierre, Couthon, Saint Just, Lebas et Robespierre le jeune, membres du Comité de Salut Public, qui ont osé sapper le fondement de la République. A ses paroles, la société populaire c’est levé par un mouvement spontané, et c’est écriée à bas les traitres, vive la Convention nationale, vive la République, et, nous jurons tous de mourir pour elle.

En continuant la lecture, on a appris avec colère qu’Henriot, Dumas et… (sic) étoient ses complices ; de suitte on a crié avec rage que les traitres périssent et vive la (Montagne – biffé) Convention.

Enfin, la société populaire, la municipalité, le Comité ont été dédommagés en entendant cette agréable nouvelle que les monstres avoient été arrêtés, conduits au supplice et guillotinés. A ses paroles, des (battements-biffé) acclamations se sont fait entendre de toutte part, en terminant pour s’écrier : que tous les scellerats, que tous les monstres de la République périssent, oui qu’ils périssent ! La République triomphera de ses ennemis et elle assurera le bonheur à tous les citoyens qui la composent. Des cris VIVRE LIBRE OU MOURIR ont retentis dans les airs et les échos l’ont répétés.

Finalement, l’agent national a terminé la séance par un discours rempli d’énergie (républicaine – biffé) et de saggacité, en rempellant au peuple leurs devoirs politiques et moraux, dans les circonstances actuelles.

Aussitôt, le portrait de l’infame Robespierre a été porté dans les flames pour y être consommé, et un feu de joye a été construit en mémoire de la joye que le peuple a manifesté de cette heureuse découverte, à jamais mémorable à tous les français, on y a dansé la Carmagnole tout à l’entour, et chacun s’y est conduit de manière républicaine. Il a été rédigé à cet effet une adresse à la Convention Nationale par un gens d’arme ».

 
 

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